Road trip nature en Autriche

Que voir en Autriche ?

Vous cherchez une destination nature en Europe ? Et pourquoi pas visiter l’Autriche ? J’ai découvert une petite partie de ce pays lors d’un road trip en van en été, à travers le Tyrol et la Haute-Autriche principalement, et je peux vous garantir que je m’en suis pris plein les mirettes !

Un séjour au cœur des Alpes autrichiennes, avec une nature généreuse et préservée, des montagnes verdoyantes, des reliefs à tomber, des lacs à la couleur émeraude, des villes remplies de joyeux architecturaux … L’Autriche regorge de merveilles !

Dans cet article je vous propose de découvrir quelques lieux incontournables à voir en Autriche. Rien d’exhaustif mais cela vous donnera un petit aperçu de ce que ce pays peut vous offrir !


Le lac Plansee

Situé dans le Tyrol, le lac Plansee fait partie des petites pépites naturelles à voir en Autriche.

Il est possible de faire le tour du lac à pied par une randonnée en boucle de 14 kilomètres environ mais j’ai opé pour prendre de la hauteur et me rendre au point de vue Jägersteig pour l’admirer de haut.


Comment se rendre au point de vue Jägersteig depuis le lac Plansee

La petite randonnée qui mène au point de vue n’est pas difficile mais il grimpe sec à travers bois et je vous conseille fortement de l’emprunter uniquement par temps sec sinon il peut s’avérer dangereux.

Le sentier n’est pas indiqué mais il se trouve facilement. Il faudra vous garer au parking de l’hôtel Seespitze puis aller sur votre droite et emprunter le petit pont qui rejoint la rive d’en face.

De là, vous commencerez la balade autour du lac et après une quinzaine de minutes vous verrez sur votre droite un large canal d’érosion. Le sentier est juste après et il grimpe à travers bois, vous ne pouvez pas le manquer.

Après 45 minutes de montée environ, vous arriverez à un point de vue qui surplombe le lac, vous voilà arrivé ! D’ici, le panorama sur le lac Plansee est vraiment sublime !


Randonnée aux lacs Seebensee et Drachensee

Si vous souhaitez faire une belle randonnée dans le Tyrol, je vous conseille celle qui mène aux lacs Seebensee et Drachensee, deux petites pépites des Alpes autrichiennes.

Alors manque de bol, je me suis trompée dans l’itinéraire ! Je ne voulais pas prendre le téléphérique qui part d’Ehrwald et qui monte jusqu’au lac Seebensee (à cause de mon vertige maladif et parce que l’aller-retour coûte un bras) alors j’ai opté pour le rejoindre via un sentier censé être facile et agréable.

Et bien loupé ! Je me suis retrouvée à grimper sec à travers bois, puis surtout à devoir emprunter une sente à la noix assez vertigineuse à flanc de falaise …

A ma décharge tout est écrit en allemand bien sûr, je n’en comprend pas un mot, je ne me souvenais plus du nom du sentier, il y en avait plusieurs et j’ai opté pour le plus court, l’itinéraire 812.

Et j’ai vite compris pourquoi c’est le plus rapide, en gros ça grimpe tout droit sans détour dans la montagne, voilà voilà, et pour le vertige on repassera !

Après une heure et demi de marche et quelques sueurs, me voilà arrivée face au premier lac, le magnifique Seebensee (1657 mètres) et là fracture de la rétine du jour bonjooooour !

Non mais la beauté de l’endroit, j’en revenais pas ! Entre la couleur de l’eau turquoise translucide et les superbes montagnes qui l’entoure, cet endroit est vraiment magnifique.

Après une pause pique-nique face à cette petite beauté, j’ai continué mon chemin pour aller jusqu’au refuge de Coburger Hut (1914 mètres) qui surplombe le lac Drachensee.

La montée offre un chemin une très belle vue sur les montagnes environnantes, sur lac Seebensee et la couleur turquoise de ses rives. De quoi encore en prendre plein la vue !

Comptez environ 45 minutes de marche pour rejoindre le refuge. Le lac Drachensee est en contrebas du refuge, perché à 1881 mètres d’altitude . Aucune possibilité de se tromper de sentier, il n’y en a qu’un 🙂

Petite bière à l’arrivée au refuge parce que ça fait toujours du bien après une petite montée, pause bucolique près du lac, qui soit dit en passant est lui aussi tout aussi charmant que le premier, et j’ai ensuite pris gentiment le sentier du retour.

Je ne suis pas passée par le même sentier qu’à l’aller, fada je suis mais pas deux fois, j’ai cette fois pris le bon chemin, celui que j’aurais du emprunter à la base et qui, effectivement, est bien plus tranquille.


Comment rejoindre les lacs Seebensee et Drachensee ?

A pied : Se rendre à la station téléphérique Ehrwalder Almbahnen puis emprunter le sentier numéro 34 qui mène jusqu’au lac Seebensee en trois heures de marche et enchainer la montée vers le Drachensee. Comptez 19 kilomètres aller-retour et 6h de marche environ. Retrouvez ici le topo détaillé de cet itinéraire.

En téléphérique et à pied : Pour gagner un peu de temps vous pouvez emprunter le téléphérique d’Ehrwalder (20 euros aller-retour) et arriver ensuite au lac Seebensee en deux heures de marche environ.


La cascade de Stuibenfall

J’ai ensuite pris la route pour me rendre dans la vallée d’Ötztal, où se trouve la jolie cascade de Stuibenfall.

Avec ses 159 mètres de haut, c’est la plus grande cascade du Tyrol, une véritable merveille naturelle à ne pas manquer si vous comptez visiter l’Autriche !

Un sentier aménagé de 700 marches (ça pique juste ce qu’il faut) et un pont suspendu de 80 mètres de long permet de s’approcher au plus près de cette gigantesque cascade et de l’admirer depuis différentes plateformes.

Le spectacle est grandiose ! Brumisateur géant garanti lorsque vous êtes sur les dernières plateformes, et en été les embruns font vraiment du bien.


Le lac Piburger See

Toujours dans la vallée d’Ötztal j’ai fait une petite halte au lac Piberger See. Et oui encore un autre beau lac à voir en Autriche ! Niché à 900 mètres d’altitude, il est dominé par un imposant massif.

Il est possible de faire le tour du lac à pied, mais le panorama le plus chouette reste celui que l’on trouve à l’arrivée.

Vous pourrez facilement vous garer sur le parking du lac, le stationnement est payant, 4 euros pour la journée, mais un couple qui partait m’a donné leur ticket donc je n’ai rien payé. Depuis le parking un chemin mène au lac en moins de 10 minutes à pied.


Innsbruck, la capitale du Tyrol

Après cette parenthèse rafraichissante je me suis dirigée vers la ville d’Innsbruck, la capitale du Tyrol. Entourée par le massif du Karwendel et bordée par la rivière Inn, c’est une ville pittoresque et authentique, dotée d’un patrimoine architectural assez incroyable.

Pour en prendre toute la mesure, dirigez-vous dans la vieille ville pour admirer ses belles façades colorées et ses magnifiques monuments impériaux. Parmi les édifices les plus remarquables se trouve le Petit Toit d’Or, véritable emblème de la ville, bâti à la demande de l’empereur Maximilien Ier.

Pour un panorama à 360 degrés sur la ville d’Innsbruck, ne manquez pas de gravir les marches du beffroi, un lieu qui servait autrefois à avertir la population en cas de danger. Après avoir gravi plus de 130 marches vous arriverez à une plateforme panoramique qui offre une vue imprenable sur la ville.

Après avoir flâné dans le centre historique j’ai fini sur les rives du lac Achensee, le plus grand lac du Tyrol. Je n’ai pas de belles photos à vous partager car j’avais laissé l’appareil dans le camion mais c’est un lieu que je vous recommande fortement si vous souhaitez vous baigner.

L’eau est certes un peu fraiche mais la couleur turquoise du lac est incroyable, je me suis parfois cru dans les eaux de la lagune de Bacalar au Mexique c’est pour vous dire !

Innsbruck reste un bon point de chute si vous souhaitez visiter le Tyrol. Découvrez via ce lien toutes les offres d’hébergements disponibles à Innsbruck.


Randonnée jusqu’au refuge Olpererhütte 

Autre belle randonnée à faire en Autriche, celle qui part du réservoir Schlegeisspeicher et qui monte jusqu’au refuge Olpererhütte (je vous laisse prononcer toussa).

En plein coeur des Alpes de Zillertal, le lac de barrage est entouré par de hauts glaciers culminant à plus de 3000 mètres. Et l’endroit mérite amplement une visite même si vous ne souhaitez pas faire la randonnée jusqu’au refuge.

Il existe une boucle qui part du parking du réservoir et qui arrive à la fin de la rando au refuge, mais j’ai opté pour l’option feignasse et j’ai fait uniquement l’aller-retour au refuge depuis le parking.

Comptez environ 5 à 6 heures de marche pour faire la boucle et 2 à 3 heures de marche pour faire uniquement l’aller-retour.


Les gorges de Lammerklamm

Si vous cherchez à faire une randonnée familiale dans la région de Salzbourg, je peux vous conseiller celle des gorges de Lammerklamm. Un petit sentier aménagé longe cette vallée étroite creusée par des glaciers et offre de jolies vues sur la rivière Lammer.

Le chemin est très facile, avec des passerelles en bois en chemin et de nombreux belvédères sur ces gorges profondes et vous traverserez à la fin de la randonnée un pont de 30 mètres de haut qui surplombe la rivière.

L’entrée des gorges est payante et coutait 7 euros par personne cet été.


Les lacs de Gosausee

Véritable joyau en plein cœur de la région de Salzkammergut, les lacs de Gosausee font partie des plus beaux lacs à voir en Autriche !

Gros coup de cœur pour cet endroit, certes un peu fréquenté, mais quand on voit la beauté des lieux on comprend vite que l’engouement est totalement justifié !

Avant d’atteindre les lacs vous passerez par le village de Gosau qui est lui aussi plus que charmant. Je suis d’ailleurs restée ici quelques jours avec le camion tellement je m’y sentais bien.

La route pour accéder aux lacs est très scénique, avec les beaux massifs en arrière plan et vous trouverez même en chemin un autre petit lac qui mérite aussi amplement un arrêt !

Situé à 900 mètres d’altitude au pied du glacier du Hober Daschtein, le lac de Gosausee se dévoile après quelques minutes de marche depuis le parking. Entre la couleur de l’eau et les superbes cimes qui entourent le lac, le panorama est tout simplement merveilleux !

Vous pouvez facilement faire le tour du lac à pied en une heure pour profiter des couleurs féeriques de ce lac aux superbes teintes vert émeraude.


Randonnée jusqu’au lac supérieur de Gosau (Hinterer Gosausee)

Ne manquez pas de faire la petite grimpette qui part de l’extrémité du lac inférieur et qui mène au lac supérieur de Gosau. Le sentier boisé n’est pas difficile mais la pente est très raide !

Comptez environ 1h30 de marche supplémentaire pour rejoindre ce superbe lac niché à 1154 mètres d’altitude.

Une véritable perle où vous pourrez vous baigner et profiter des lieux en toute tranquillité car il est un peu moins fréquenté que son petit frère. L’eau est vraiment fraiche mais nager dans ce décor reste un vrai bonheur !


Hallstatt

Niché au bord du lac Hallstättersee, le village d’Hallstatt est considéré comme l’un des plus beaux villages d’Europe. J’avais très envie de découvrir ce village autrichien mais bonjour la galère par ici rien que pour se garer.

Hallstatt est un tout petit village, le stationnement est interdit dans le hameau, il faut se garer sur des parkings qui se trouvent à la sortie du village. Sauf que la plupart des parking sont limités en hauteur, que mon camion est réhaussé et le seul parking qui n’avait pas de barrière était fermé !

Pas le choix que de se garer dans le camping du village qui acceptait le stationnement des van … pour 15 euros les 3 heures ! Le ton est donné, ici tout coûte une blinde et après 10h du matin la foule arrive …

Arrivée à Hallstatt très tôt, j’ai quand même pu profiter du village au calme et partir juste à temps.

Je suis ensuite restée sur les rives du lac d’Hallstatt mais de l’autre côté du village, et j’ai passé mon temps à me baigner. Bonheur !


L’ Autriche en van

C’est donc à bord de mon fourgon aménagé que j’ai fait ce magnifique road trip en Autriche cet été. Je suis partie de ma belle Auvergne en direction du Tyrol, puis j’ai fait un crochet par les Dolomites et j’ai repassé la frontière autrichienne pour finir mon séjour du côté de Gosau.

Les routes sont en très bon état, aucun soucis de ce côté là. Le seul point noir, et pas des moindres quand on voyage en van en Autriche, c’est que le camping sauvage sous toutes ses formes est formellement interdit dans le Tyrol.

Pas le choix donc que de dormir dans des campings et franchement, on était loin de la vanlife de rêve ! J’ai réussi à négocier le prix de mes nuis dans les campings, mais j’ai quand même du débourser 20 euros par nuit en moyenne. Le prix à payer pour profiter de toutes ces merveilles donc c’est sans regret !

Certains voyageurs prennent le risque de dormir quand même en pleine nature, j’ai préféré respecter les règles 🙂

J’ai pu trouver des endroits en pleine nature plus facilement vers Gosau, où la réglementation semble moins stricte que dans le Tyrol.


Et voilà ! Après ce superbe road trip en van en Autriche j’ai fait une petite escale en Allemagne pour me rendre en Bavière, mais je vous raconterai tout ça une prochaine fois ! En espérant que ce petit article vous donnera envie de découvrir l’Autriche 🙂

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Road trip dans les Dolomites : les incontournables

Que voir dans les Dolomites ?

Vous souhaitez faire un road trip dans les Dolomites ? Quelle belle idée !

Pour ma part, j’en ai souvent rêvé de ces montagnes italiennes aux belles cimes acérées. Quand on aime la montagne, le massif des Dolomites est forcément une destination qui fait rêver !

A bord de mon fourgon, j’ai donc pris la route direction le Sud-Tyrol. Pour un road trip d’une semaine en novembre dans cette région au nord de l’Italie qui abrite une partie du massif des Dolomites.

Et je peux déjà vous le dire : les Dolomites en automne c’est tout simplement grandiose ! Entre la beauté des reliefs et les couleurs chatoyantes à perte de vue, c’est une claque visuelle à chaque virage ! Une première rencontre à la hauteur de mes espérances, même plus !

J’ai tellement aimé ce mini road trip automnal dans les Dolomites que j’y suis retournée l’été dernier ❤

Alors dans cet article, je vous présente un condensé des endroits que j’ai découvert lors de ces deux séjours, et qui font pour moi partie des lieux incontournables à voir dans les Dolomites.


Les Dolomites en bref

Le massif des Dolomites fait partie des Alpes orientales. Il se situe à cheval entre deux régions du nord de l’Italie, la Vénétie et le Trentin-Haut-Adige appelé aussi Sud-Tyrol.

Ce massif montagneux, inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco, se caractérise par ses cimes calcaires dolomitiques qui leur donne cette couleur blanche si particulière. Terrain de jeu inépuisable pour les adeptes de randonnée, c’est une destination privilégiée pour s’en prendre plein les mirettes !

Les lieux que je vais vous présenter se trouvent principalement dans le Sud-Tyrol, une région qui appartenait autrefois à l’empire austro-hongrois, et où l’on parle majoritairement l’allemand.


Le Lago di Braies, la perle des Dolomites

Le massif des Dolomites abrite de nombreux lacs et le Lago Di Braies est vraiment un incontournable du Sud-Tyrol. Je l’ai découvert en automne et c’était tout simplement magique !

Hautement fréquenté, j’ai pris le parti de dormir sur place sur l’un des parking du lac (et accessoirement de bien me cailler les miches) pour le voir aux premières lueurs et sans la foule.

Et effectivement ça valait le coup, nous n’étions pas nombreux à 7h du matin et quel spectacle lorsque la lumière illumine les sommets et les arbres … Entre les reflets du lac et les couleurs flamboyantes des mélèzes, le panorama est spectaculaire !

Le Lago Di Braies en pratique :

Le Lago Di Braies est situé sur une propriété privée. Son accès est toutefois autorisé aux visiteurs mais il y a quelques règles à respecter comme ne pas faire voler de drone. Je préfère le préciser car malheureusement j’ai vu pas mal de touristes en utiliser quand même.

Il y a plusieurs parkings situés à côté du lac. Le prix pour le stationnement est de 6 euros pour la journée.

Le lever de soleil au Lago di Braies est particulièrement beau mais il semblerait que le coucher de soleil soit pas mal non plus !


Randonnée aux Tre Cime di Lavadero

La rando des Tre Cime Di Lavadero c’est LA randonnée incontournable à faire dans les Dolomites, celle à ne pas manquer !

Et je peux vous garantir que la magie a opéré sur place, même après avoir vu d’innombrables clichées sur les réseaux sociaux de cet endroit.

Je rêvais depuis tellement longtemps de voir ces magnifiques tours de pierre entourées par ces sommets de dingue … Et je n’ai pas été déçue, je manque même de superlatif pour décrire la beauté de ces paysages, fracture de la rétine une bonne cinquantaine de fois au moins tout au long du chemin !

Rien que l’arrivée sur le parking Auronzo donne le ton avec la vue spectaculaire sur les cimes acéreés du sublimissime massif Cadini di Misurina.

La randonnée en boucle autour des Tre Cime est facile, elle peut juste devenir un peu longue avec les pauses photos toutes les 5 minutes c’est tout 🙂

Comment rejoindre les Tre Cime di Lavadero ?

L’option la plus rapide est d’aller au parking Auronzo, point de départ des randonnées autour des Tre Cime. Vous devrez emprunter une petite route à péage qui surplombe le lac Misurina et qui coute un rein et trois poumons : 30 euros le droit de passage, ça pique mais ça vaut le détour.

Après 6,5 kilomètres de montée sur une route goudronnée vous arriverez au parking Auronzo.

La boucle classique autour des Tre Cime di Lavadero ne comporte pas de difficulté majeure si ce n’est sa longueur. Comptez 4 à 5 heures de marche. En chemin vous passerez au magnifique refuge Locattelli où se trouvent en hauteur du refuge de jolies grottes offrant un superbe panorama sur les Tre Cime.


Le Lago di Antorno

En chemin vers les Tre Cime vous passerez tout près du Lago Di Antorno. Je l’avais vu sur la carte mais je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et là, grosse claque visuelle !

C’est peut être pas le plus prisé mais c’est pour moi l’un des plus beaux lacs à voir en automne dans les Dolomites.

Encore une fois le contraste entre les cimes calcaires et les couleurs automnales des arbres était juste à tomber ! Une véritable pépite à découvrir dans les Dolomites !


Le Lago di Landro

En chemin vers les Tre Cime se trouve le magnifique Lago Di Landro. Et oui, encore un lac ! Situé en bord de route, il est donc très facilement accessible et chose rare dans les Dolomites, le stationnement ici est gratuit.

Un endroit magnifique qui offre encore une fois un magnifique tableau avec ces belles montagnes en toile fond. Lors de mon road trip par ici en novembre il était à moitié gelé, mais le spectacle était quand même saisissant !


Le Lago Di Dobbacio

Le Lago di Dabbacio est une autre petite merveille naturelle des Dolomites, située dans le parc naturel des Tre Cime tout comme le Lago di Landro.

Et oui vous allez en voir des lacs dans le Sud-Tyrol ! Le tour du lac se fait aisément à pied et le stationnement est facile mais payant.


Le Val di Funes

Véritable carte postale des Dolomites, le Val di Funes est incontestablement mon grand coup de cœur du Sud-Tyrol !

Située au pied du sublimissime massif Odle, cette vallée abrite la plus célèbre église des Dolomites : San Giovanni in Ranui. Véritable joyau dans un écrin naturel d’une grande beauté, cette petite église a malheureusement subi les dégâts du tourisme de masse et elle est aujourd’hui barricadée.

C’est donc derrière une palissade en bois que se dévoile l’un des plus beaux panoramas de Dolomites. Mais rassurez-vous, la magie opère quand même ! J’étais complètement seule ici en novembre , et bien étonnée de l’être !

Encore une fois ça se confirme : partir hors saison est toujours une bonne idée pour découvrir des lieux très fréquenté en toute tranquillité. Il est possible de franchir la barricade et de visiter l’église San Giovanni moyennant quelques euros.

Après m’être rincé l’œil face à ce décor de rêve j’ai pris la route pour découvrir quelques kilomètres plus loin une autre petite église, celle de Santa Maddalena.

Un petit sentier mène à un point de vue sur le village éponyme, l’un des plus beaux panoramas des Dolomites ! En toute honnêteté, j’ai pris une grosse claque visuelle par ici. C’est l’un des plus beaux paysages que j’ai pu voir en voyage, au même titre que les murailles de Finestras en Aragon.

Entre la beauté du petit village, les couleurs automnales et le superbe massif Odle en toile de fond, la vue était juste GRANDIOSE ! Un véritable tableau de maître, encore une fois merci Dame Nature !


L’église San Valentino à Siusi allo Sciliar

La région des Dolomites est réputée pour la beauté de ses montagnes mais elle abrite aussi de magnifiques églises. Elles sont partout et elles sont toutes plus belles les unes que les autres !

L’église San Valentino qui surplombe le petit hameau de Suisi allo Sciliar en est un bel exemple. Avec le massif de l’Alpe di Suisi en toile de fond, elle offre aussi une vue plutôt sympathique !


Les pyramides de Renon

Férue des formations géologiques insolites, il était impensable pour moi de me rendre dans le Sud-Tyrol sans découvrir les superbes pyramides de Renon.

Situées sur un haut plateau près de Bolzano, ces magnifiques cheminées de fées sont entourées d’un décor saisissant.

Une vraie merveille naturelle à ne pas manquer si vous comptez faire un road trip dans les Dolomites, et encore une fois un lieu sublimé par les belles couleurs de l’automne. Avec de la neige qui avait pointé le bout de son nez sur les sommets !

En chemin vers les pyramides vous passerez au cœur des montagnes de vignes qui entourent Bolzano et vous verrez (encore) de superbes églises. Fracture de la rétine aussi par ici, tout est vraiment beaucoup trop beau !

Comment rejoindre les pyramides de terre de Renon ?

En voiture : Depuis Bolzano rejoignez le village de Longomoso et garez-vous à côté du café Erdpyramiden. De là, un petit sentier aménagé vous mènera à deux jolis belvédères sur les pyramides de terre de Renon.

En téléphérique + train : Depuis la ville de Bolzano, empruntez le téléphérique de Renon (Rittner Seilbahn), situé à cinq minutes du centre-ville. De la gare du téléphérique vous prendrez ensuite un petit train jusqu’à Collalbo. Un sentier d’un kilomètre vous mènera à Longomoso puis aux belvédères.


Le village de Vipiteno

Place maintenant aux endroits que j’ai découvert cet été dans les Dolomites. Je venais de l’Autriche et un peu après avoir passé la frontière italienne et je me suis arrêtée en chemin au village de Vipiteno. Et j’ai bien fait !

Le centre historique n’est pas très grand mais très charmant entre les jolies façades colorées de ses bâtiments et son superbe clocher. Clairement un endroit qui mérite amplement un arrêt !


Le sentier de randonnée Adolf Munkel

Petite idée de randonnée familiale dans les Dolomites : le sentier Adolf Munkel qui évolue au pied de la face nord des imposantes cimes du massif Odle. Le chemin est très facile et passe par de jolis refuges où vous pourrez vous désaltérer en chemin et profiter de la belle vue sur ce relief hors du commun.

Le point de départ de la randonnée se fait au parking Zanser Alm. Si comme moi vous êtes en fourgon, vous pouvez y passer la nuit pour 10 euros. Il existe plusieurs sentiers mais la boucle classique fait 12 kilomètres et rejoint le joli refuge de Geisler Alm.


Seceda

Autre lieu incontournable dans les Dolomites : la mythique Seceda, cette imposante montagne réputée pour sa forme incroyable et ses ravines vertigineuses. La vue est vraiment impressionnante au sommet lorsque l’on se retrouve face aux flancs de ses deux imposants versants.

C’est l’un des sommets les plus emblématiques des Dolomites. Il est très facile à rejoindre car vous pouvez y monter en empruntant un téléphérique depuis la ville d‘Ortisei.

Le prix coûte un rein et si vous ne le savez pas encore j’ai une peur phobique de ces engins … Alors j’ai opté pour prendre la télécabine à mi-chemin pour limiter les frais et mon temps d’angoisse dans ces machines démoniaques.

Comment rejoindre Seceda depuis Ortisei ?

L’option la plus rapide et la plus chère : prendre le téléphérique en plein centre ville qui coute 40 euros aller/retour par personne.

L’option avec quelques efforts à moitié prix Aller à pied jusqu’au téléphérique Furnes, à mi-chemin entre la station d’Ortisei et le sommet de Seceda. Comptez 20 euros aller/retour par personne. Le sentier est facile, il débute à travers bois et rejoint la téléphérique Furnes après une petite grimpette d’une heure à pied. Le chemin passe au départ par des sous-bois aménagé très charmants : hamacs, rivière, l’endroit parfait pour chiller en peu au retour.

L’option gratuite pour les warriors : Se taper à pied depuis Ortisei plus de 1200 mètres de dénivelé positif pour arriver au sommet et en faire autant en descente. Rien d’insurmontable quand on a le temps et l’énergie !


Lago di Carezza, la perle turquoise de Dolomites

Véritable petit bijou, le Lago di Carezza mérite toute sa place parmi les plus beaux endroits à voir dans les Dolomites.

Situé au sud de Bolzano, ce petit lac alpin perché à 1534 mètres d’altitude émerveille pour la couleur émeraude de ses eaux cristallines où se reflètent les magnifiques cimes du massif Latemar.

Le lago di Carezza a nourri de nombreuses légendes du Sud-Tyrol, d’où la présence dans les eaux du lac d’une statue de bronze de la nymphe Ondine qui aurait vécu dans ces eaux cristallines.

J’y suis allée en automne et en été, et à chaque fois j’ai été complètement subjuguée par la beauté de cet endroit !

Le Lago di Carezza en pratique :

Vous pouvez vous garer facilement sur le parking du lac. Comptez un euro par heure pour le stationnement. Depuis le parking, vous rejoindrez en quelques minutes la plateforme en bois où se trouve le plus beau point de vue sur le lac. Vous pourrez aisément en faire le tour à pied en moins d’une demi-heure.


Randonnée au Lago di Sorapis

Autre incontournable des Dolomites : le Lago di Sorapis, un superbe lac glaciaire perché à 1923 mètres d’altitude, réputé pour la couleur laiteuse de ses eaux.

Il n’est pas toujours conseillé d’aller au lac de Sorapis en automne car son niveau diminue. Et effectivement après avoir regardé quelques photos en temps réel du lac lors de mon passage dans par ici en novembre, j’avais vu qu’il n’y avait plus beaucoup d’eau et que le lac était complètement gelé.

C’est donc lors de mon road trip dans les Dolomites en été que j’ai choisi de faire cette randonnée.

Encore une fois j’ai choisi de débuter la randonnée aux aurores pour éviter la foule et j’ai bien fait. Seulement une petite dizaine de personnes à mon arrivée et sur le chemin du retour c’était du délire ! Une flopée de touristes à la queue leu leu, ça faisait nettement moins rêver !

J’avais un peu d’appréhension car j’avais lu qu’il valait mieux pas avoir le vertige pour faire la randonnée jusqu’au lac de Sorapis car certains passages sont vertigineux.

Mais finalement tout s’est bien passé, je n’ai eu aucune peur du vide. Il y a effectivement un ou deux passages assez escarpés à flanc de montagne, mais il y a des cordes pour se tenir et ce n’est vraiment pas méchant du tout.

Pour ma part je n’ai pas trouvé que la randonnée qui mène au lac de Sorapis soit si belle que ça. Il y a de beaux reliefs aux alentours, certes, mais ce n’est pas sur ce chemin que vous trouverez les plus beaux paysages des Dolomites. Ce n’est bien sûr que mon humble avis !

Quoi qu’il en soit, le lac de Sorapis en lui-même reste une vraie merveille naturelle à découvrir absolument !


Randonnée au plateau de Mondeval depuis le Passo Giau

Si vous cherchez une randonnée facile à faire dans les Dolomites je peux vous conseiller celle qui mène au plateau de Mondeval depuis le Passo Giau.

Située à plus de 2200 mètres d’altitude, le col de Giau se trouve sur l’une des plus belles routes panoramiques des Dolomites. Des virolo en veux-tu en-voilà pour accéder au col, l’occasion de sortir le drone et d’immortaliser ces jolis lacets !

Depuis le Passo Giau, une petite marche de plus d’une heure vous mènera jusqu’au plateau de Mondeval, un autre petit trésor des Dolomites.

La randonnée n’est pas très exigeante et elle offre de superbes panoramas sur les sommets alentours. Le sentier grimpe gentiment mais surement jusqu’au col de Forcella Giau (2360m). Puis il redescend ensuite vers le plateau de Mondeval où se trouve le petit lac de Baste, surplombé par le Mont Pelmo en toile de fond.

Une superbe randonnée le temps d’un après-midi et pour voir que c’était en plein été, je n’ai pas rencontré beaucoup de monde en chemin !


Passo Rolle

Echec et mat au Passo Rolle où je comptais faire une chouette randonnée. Malheureusement ce jour-là le temps virait à l’orage et des trombes d’eau sont ensuite tombées sans interruption pendant plus de deux jours.

Juste le temps de prendre quelques clichés avant que la saucée n’arrive et j’ai dû me résigner après un violent orage de grêle à poursuivre ma route.


Halte à Alleghe

Après cet échec cuisant au Passo Rolle j’ai pris la direction des Cinque Torri. En chemin j’ai fait une petite halte au charmant petit village d’Alleghe.

C’était pas vraiment prévu mais les jolis reflets sur le lac m’ont poussé à m’arrêter par ici pour prendre quelques photos et boire une bière au bord du lac parce que ça fait toujours du bien par là où ça passe.


Randonnée au Cinque Torri

Autre incontournable des Dolomites: les fameuses Cinque Torri, ces géants de pierre situés près de la ville de Cortina d’Ampezzo. Impossible d’y aller en novembre à cause de la neige qui était tombée en grande quantité, alors je me suis rattrapée en été !

Il est possible de les rejoindre par le biais d’une randonnée qui passe par le lac des Limides mais le temps était incertain et seule une fenêtre sans pluie d’à peine quelques heures était possible ce matin-là.

J’ai donc opté pour dormir dans le camion sur le parking du téléphérique Falzarego et j’ai emprunté au petit matin un sentier abrupte qui passe sous les télésièges.

Cinque Torri est un lieu chargé d’histoire car il fut autrefois le théâtre de combats sanglants pendant la Grande Guerre. Vous trouverez de nombreuses reconstitutions sur le site, des abris et des tranchées creusées à l’intérieur de la montagne, c’est un véritable musée à ciel ouvert.

Un sentier aménagé permet de faire le tour de ces immenses parois rocheuses. Il existe plusieurs petits chemins alternatifs pour crapahuter comme bon vous semble dans cet endroit hors du commun. Ces roches sont vraiment impressionnantes, tout comme le décor autour !

Comment se rendre jusqu’aux Cinque Torri ?

En voiture : Une petite route goudronnée très étroite permet de rejoindre le parking des Cinque Torri. De là un petit sentier mène au refuge 5 Torri où se trouve tous les petits sentiers qui gravitent autour des mastodontes de pierre.

En télésiège : l’option la plus rapide mais pas la moins chère. Comptez 15 euros aller-retour depuis le Passo Falzarego.


Quelle est la meilleure saison pour faire un road trip dans les Dolomites ?

Pour avoir exploré le Sud-Tyrol en été et en automne je peux déjà vous dire que les deux saisons ont leur charme. Mais l’automne dans les Dolomites c’est quand même quelque chose, les paysages sont vraiment sublimés ! Et la fréquentation touristique est bien moindre qu’en été.

L’été c’est la belle saison pour les randonnées. Alors oui, certes il y a un peu plus de monde, mais il faut savoir se lever tôt pour visiter les endroits les plus fréquentés et tout se passera bien !

Les Dolomites en hiver devrait plaire aux amateurs de sport de glisse en tout genre. Attention cependant à la période à laquelle vous comptez partir, comme au printemps par exemple, où il peut y avoir encore beaucoup de neige, et bon nombre de télécabines sont fermées hors saison.


Où se loger dans les Dolomites ?

Pour ma part vous l’aurez compris j’ai dormi dans mon camion et comme beaucoup j’ai utilisé l’application Park4night pour trouver des coins où me poser.

Si vous ne dormez pas dans votre véhicule, Cortina d’Ampezzo est vraiment un point de chute idéal car tout autour de la ville se concentre de nombreux incontournables des Dolomites comme le lago Di Sorapis, les Cinque Torri, les Tre Cime et les jolis lacs que je vous ai présentés. Vous retrouvez via ce lien toutes les offres d’hébergements disponibles à Cortina.

Je peux aussi vous conseiller de vous loger à Bolzano, pratique pour visiter les cheminées de fées du plateau de Renon, le lago di Carreza et Ortisei.


Les Dolomites : le gage d’un road trip de rêve !

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ces road trip dans les Dolomites ! C’était vraiment un rêve de découvrir les Alpes italiennes et elles m’ont à chaque fois plus que comblée ❤ Et devinez quoi ? J’ai encore envie d’y retourner !

Et vous, vous connaissez les Dolomites & le Sud-Tyrol ?

Si oui, n’hésitez pas à me partager en commentaire vos recommandations ! Ou tout simplement à me laisser un petit mot si mon article vous a plu, ça fait toujours plaisir aussi 🙂

Bon voyage !

Maroc : Roadtrip entre Anti-Atlas et Côte Atlantique

Vous souhaitez faire un voyage au Maroc et connaitre les lieux à voir dans l’Anti-Atlas ? Alors vous êtes au bon endroit !


Le Maroc est un pays que j’adore, j’y suis allée déjà plusieurs fois : un premier voyage à Marrakech, un autre à Fès et Chefchaouen et un dernier en février 2020 (avant que le monde ne parte en vrille) où j’ai fait une magnifique boucle de Ouarzazate jusqu’au désert de Merzouga. Des séjours que je ne vous ai toujours pas partagé par ici d’ailleurs … Boooouh la mauvaise blogueuse !

Au printemps dernier, après deux ans sans avion, j’ai délaissé mes voyages à bord de Ti Camion pour m’envoyer en l’air direction l’Anti-Atlas au Maroc.

Alors aujourd’hui je reprends la plume pour vous partager ce magnifique voyage au Maroc, entre Anti-Atlas et côte atlantique.


L’Anti-Atlas : un massif sauvage dans la région du Souss Massa

Située au sud-ouest du Maroc, la région du Souss Massa est la moins fréquentée du Maroc et pourtant ! Elle regorge de paysages grandioses très variés, alternant montagnes, hauts plateaux désertiques et littoral bordant l’océan atlantique. Elle est traversée par deux massifs montagneux : le Haut Atlas occidental au nord, et par l’Anti-Atlas au sud.

Pour ce voyage au sud du Maroc j’ai opté pour vadrouiller au cœur du massif de l’Anti-Atlas, plus particulièrement entre Taliouine et Tafraoute. J’ai découvert des paysages alliant tour à tour canyons, chaos rocheux, hautes montagnes et vallées. Tout simplement grandiose ! J’ai fini sur le littoral, dans de petits villages charmants qui bordent l’océan Atlantique.

J’en ai encore pris plein les mirettes et j’espère à travers cet article vous donner aussi envie à votre tour d’aller explorer cette partie du Maroc qui n’attend que vous.

Un voyage hors des sentiers battus au Maroc. Et un séjour un peu hors du temps, car réalisé quelques mois après l’ouverture des frontières au Maroc et en pleine période de Ramadan. Autant vous dire que je n’ai pas croisé grand monde. Comme l’impression d’avoir eu la région pour moi toute seule ou presque 😉


Les gorges de Tislit

Après avoir atterri à Agadir et récupéré la voiture de location à l’aéroport, j’ai filé direction le village de Taliouine, la capitale du safran au Maroc.

J’ai posé mes bagages à l’hôtel Le Safran, adresse que je vous recommande au passage. L’hôtel se trouve en plein centre, au bord de la route principale, les chambres sont très spacieuses et c’est vraiment calme.

Puis j’ai filé en direction des gorges de Tislit qui me faisait de l’œil depuis un petit moment.

Véritable coup de cœur pour cet endroit ! Moi qui je suis fan des formations géologiques étranges j’ai été servie. Le canyon est formé par d’impressionnants blocs de rochers volcaniques.

Les roches sont vraiment magnifiques et forment un paysage plutôt étonnant. Et certaines rochers ont des formes plus ou moins évocatrices je vous l’accorde 😉


Comment aller aux gorges de Tislit ?

Depuis Taliouine continuez sur la nationale 10 sur une trentaine de kilomètres puis tourner à gauche pour emprunter la route qui mène au village de Assais .

Depuis le village d’Assais vous trouverez une petite piste sur votre droite qui vous mènera près du village de Tislit. Il faudra vous garer avant d’arriver au village de Tislit car les derniers mètres ne sont pas du tout praticables en voiture !

Continuez ensuite à pied jusqu’au village et dirigez-vous en bas de la vallée vers les gorges que vous verrez au loin.

Les femmes du villages sont réputées pour tisser de superbes tapis qu’elles proposent à la vente aux voyageurs de passage. L’occasion de rapporter un superbe souvenir du Maroc et de faire vivre un peu l’économie locale 🙂


Escale rapide à Taroudant

Taroudant est une ville située entre Agadir et Taliouine. Je n’y suis passée que pour faire le plein de provisions mais j’ai beaucoup aimé son ambiance de grand village.

Encore une fois comme tout au long de ce voyage les sourires et les échanges chaleureux étaient au rendez-vous !

La ville est entourée de hautes murailles en pisé, vous pouvez d’ailleurs monter sur les remparts lorsque vous entrez dans l’enceinte de la cité par Bab al-Kasbah.


La route Aït Baha : la plus belle route de l’Anti-Atlas

Direction Tafraout via la route d’Aït Baha, la nationale 105, réputée pour être une des plus belles routes de l’Anti-Atlas. Et je vous le confirme, elle est tout simplement MAGNIFIQUE !

Le décor change très vite, il y a toujours un point de vue fabuleux à découvrir à chaque virage. Les paysages avec ces montagnes parsemées d’arganiers sont fabuleux, c’est un vrai régal pour les yeux !

Sans vous mentir j’ai du m’arrêter au moins une cinquantaine de fois sur cette route ! Tout est tellement beau partout où le regard se pose ❤


Le grenier fortifié d’Imchguiguiln

En chemin vous pourrez vous arrêter à Imchguiguiln (sympa à prononcer) pour visiter un ancien agadir.

Il s’agit d’un ancien grenier collectif utilisé auparavant par les habitants pour stocker leurs grains et leurs objets précieux. La région de Tafraout compte de nombreux anciens agadirs, celui-ci a été restauré il y a quelques années.

Pour visiter l’agadir il faudra trouver le gardien, le seul détenteur de la précieuse clef qui ouvre les portes de cet endroit chargé d’histoire.

Pas de gardien à notre arrivée mais un petit papi qui ne parlait pas français mais qui a du comprendre ce que l’on voulait car il est parti en direction d’une maison et il est revenu avec la gardienne. Elle a pris le temps de nous ouvrir les portes du grenier et de nous expliquer l’histoire de cet endroit assez incroyable.

A coté de chaque porte du grenier il y a une petite ouverture spécialement conçue pour laisser passer les chats qui avait pour fonction de faire fuir les rats et donc protéger les grains.

La visite est gratuite mais je vous conseille tout de même de laisser un petit pourboire pour la visite 🙂


La casbah Tizourgane

Toujours sur cette route vous découvrirez aussi la magnifique casbah de Tizourgane.

Il s’agit d’un petit village fortifié datant du XIIIème siècle, devenu aujourd’hui Maison d’hôtes. Dormir dans ce cadre doit être exceptionnel, j’en ai pas fait l’expérience mais peut-être la prochaine fois !

La vue sur les montagnes est sublime, c’est vraiment une des merveilles de l’Anti-Atlas !

Après cette petite halte j’ai continué ma route en direction de Tafraout et les lumières de fin de journées en arrivant m’ont offert un spectacle majestueux. Merci Dame Nature !


Tafraout, la perle de l’Anti-Atlas

Tafraout fait partie des plus beaux lieux à voir dans l’Anti-Atlas. La ville est lovée au cœur d’un impressionnant chaos rocheux, le paysage est complètement fou et donne envie de crapahuter partout !

La ville de Tafraout ne possède pas vraiment d’intérêt en elle-même dans le sens où il n’y a pas grand chose à visiter. Prenez tout de même le temps de découvrir ses petites rues et la petite place où se trouve son marché artisanal, idéal pour acheter de l’argan sous toutes ses formes, c’est vraiment la spécialité de la région !

Tafraout vaut surtout le détour pour son cadre naturel hors du commun et pour toutes les merveilles qui l’entourent comme le village d‘Aguerd-Oudad, la vallée des Ammeln, ou les gorges d’Aît Mansour.


Adaï

Si vous souhaitez crapahuter un peu dans un chaos rocheux, prenez la direction du petit hameau d’Adaï, situé à 3 kilomètres à l’ouest de Tafraout, et réputé aussi pour abriter un joli minaret de couleur rouge.

N’hésitez pas à traverser sa belle palmeraie pour emprunter les ruelles du villages où vous trouverez de jolies maisons pittoresques plantées dans la roche.

Vous verrez aussi l’habit traditionnel des femmes de la région de Tafraout : bleu pour les jeunes filles et noir pour les femmes mariés.


La vallée des Ammeln

Avant d’arriver à Tafraout via la route d’Aït Baha vous arriverez au cœur de la sublime vallée des Ammeln. C’est ici que j’ai posé mes valises pour visiter les merveilles de l’Anti-Atlas et je n’ai pas regretté ce choix !

J’ai logé dans le superbe hôtel L’Arganier d’Ammelne pour 30 euros par jour comprenant une jolie chambre double + 2 repas du soir + 2 petits déjeuners. Rien à dire sur le prix et les petits plats sont à tomber ! Pour couronner le tout il y a une belle piscine, agréable pour se rafraichir en fin de journée et une superbe vue sur les reliefs qui dominent la vallée !

La localisation est parfaite pour découvrir les merveilles de la région de Tafraout et le propriétaire des lieux est vraiment adorable. Bref, une adresse que je vous recommande fortement aussi ! En plus vous serez face à une curiosité du coin : la fameuse montagne à tête de lion !

La vallée des Ammeln


La Maison traditionnelle

Pour en apprendre davantage sur la vallée et sur le mode de vie des habitants n’hésitez pas à visiter La Maison Traditionnelle située à Ousmenat, l’un des 26 villages de la vallée des Ammeln.

Il s’agit d’une ancienne charmante demeure à flanc de montagne qui fait aujourd’hui office de musée pour les voyageurs.

J’ai adoré cette visite et la bonne humeur de Mustapha le propriétaire des lieux, qui vous livrera plein d’anecdotes sur les us et coutumes de la région. Vous pouvez aussi loger dans la Maison Traditionnelle, c’est une très belle adresse 🙂

Le village d’Oumesnate
La Maison Traditionnelle

Tagdicht

Si vous ne craignez ni le vertige, ni les petites routes à flanc de falaises, je vous conseille d’emprunter celle qui mène au village de Tagdicht.

En chemin vers le village vous pourrez admirer une très belle vue sur la vallée des Ammeln et sur les sommets qui l’entoure.

Le village de Tagdicht est lové dans un cirque montagneux, au pied de l’un des sommets emblématiques de l’Anti-Atlas, le Djebel Lekst (2356 mètres). Il est d’ailleurs possible de faire l’ascension de ce sommet en partant du village.

Le village de Tagdicht


Aguerd-Oudad

Le village d’Aguerd-Oudad, situé à moins de 4 kilomètres de Tafraout, fait partie des lieux incontournables à voir dans l’Anti-Atlas.

Ce petit hameau, niché lui aussi au cœur d’un chaos rocheux, est réputé pour son rocher à la forme insolite nommé Le Chapeau de Napoléon.


Les Rochers Peints

Tout près d’Aguerd-Oudad se trouve le site des Rochers Peints, une œuvre de Land Art d’un artiste belge nommé Jean Verame.

Cet artiste a peint d’immenses rochers arrondis en bleu, jaune, rose et orange. Un lieu vraiment étonnant !

Une petite piste permet d’accéder au début du site en voiture puis vous n’avez plus qu’à explorer les lieux à pied. Vous aurez en prime un superbe panorama sur les montagnes de l’Anti-Atlas en arrière plan.


Les gorges d’Ait Mansour

Les gorges d’Aït Mansour font partie des plus beaux lieux à voir dans l’Anti-Atlas. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cet endroit !

Au début des gorges on évolue à travers un canyon étroit, entouré d’une dense palmeraie et de falaises immenses d’un rouge intense. Puis les gorges s’élargissent peu à peu pour laisser place à un paysage lunaire où l’on découvre des villages et de magnifiques anciens douars.

7 kilomètres de gorges et 7 kilomètres de fracture de la rétine !

Le village de Gdourt est pour moi le plus bel endroit à voir dans le gorges d’Aït Mansour. Les maison en pisé, typiques de l’architecture berbère, se superposent au dessus de l’oued et d’une belle palmeraie. Un vrai régal !

Comment visiter les Gorges d’Aït Mansour ?

Comptez un peu moins d’une heure de route pour rejoindre l’entrée des gorges d’Aït Mansour depuis Tafraout.

Situées à 30 kilomètres de la ville, la distance n’est pas longue mais vous emprunterez une petite route de montagne avec quelques virages en lacets. Sans comptez les arrêts photos car la route est aussi très belle !

Vous pourrez visiter les gorges en parcourant les 7 kilomètres en voiture, (la route est très étroite au départ dans la palmeraie), mais aussi en vélo ou à pied.


Le canyon d’Aoukerda

Le canyon d’Aoukerda fait partie des lieux encore méconnus de l’Anti-Atlas. Un site qui risque toutefois d’être un peu plus fréquenté à l’avenir car une toute nouvelle route goudronnée permet d’y accéder en moins d’une heure depuis Tafraout.

Et attention les yeux, le décor est encore une fois tout bonnement grandiose ! La route traverse notamment un magnifique plateau désertique perché à 1500 mètres d’altitude.

La route vous mènera ensuite jusqu’à un belvédère sur le canyon. Situé juste à côté de la route, il faudra crapahuter un peu sur les rochers pour découvrir toute la grandeur du canyon. Attention cependant au vide, ici rien n’est sécurisé !

La route ensuite devant de très belles arches naturelles et se finit au petit hameau d’Aoukerda, où se trouve une petite curiosité assez ingénieuse et très photogénique.

Les villageois ont creusé un tunnel dans la falaise au niveau de la rivière pour détourner l’eau et l’amener sur l’autre versant du canyon.

A la sortie du tunnel une petite corde permet de rejoindre le fond du canyon. Vous pouvez aisément vous balader dans le canyon et prendre le temps d’apprécier la beauté des lieux.

Comment aller au canyon d’Aoukerda ?

Depuis Tafraout, empruntez la route 107 en direction du village d’Igmir.

Peu après le village d’Izerbi, prenez la nouvelle route goudronnée sur votre gauche, elle finira plus loin au village d’Aoukerda. Encore une fois la route pour accéder au canyon est magnifique car elle traverse de grands plateaux désertiques avant de finir entre les falaises ocre et rouge des gorges.


En route vers le littoral marocain !

Après six petites journées passées (beaucoup trop vite) au cœur du massif de l’Anti-Atlas j’ai choisi de rejoindre Agadir en passant par l’océan. Encore une fois j’en ai pris plein les mirettes en chemin !

Avant d’arriver sur le littoral, je me suis arrêtée à Tiznit pour visiter son souk de bijoutiers qui regorgent de magnifiques pièces berbères.

Puis me voilà face à l’océan Atlantique, changement de décor, changement d’ambiance et encore une fois que du bonheur !

J’ai posé mes valises au village de Mirleft (très mignon d’ailleurs) avant de découvrir quelques lieux qui bordent le littoral marocain. Au programme : la magnifique arche de Legzira, le village aux airs hispaniques de Sidi Ifni et le joli village de pêcheurs de Tagazout.


L’arche de Legzira

L’Arche de Legzira est une véritable perle nichée au bord de l’Océan Atlantique. Je suis arrivée dans l’après-midi et j’ai passée un moment à admirer cette beauté surtout au moment des belles couleurs que l’on trouve en fin de journée.

Il existait une autre arche encore plus impressionnante, bien que celle-ci le soit déjà, mais elle s’est effondrée il y a quelques années. Vous verrez d’ailleurs les stigmates de cet effondrement juste après être passé sous l’arche.


Sidi Ifni, une ancienne enclave espagnole

Ancienne colonie espagnole, le village fut rendu au Maroc en 1969 et conserve encore aujourd’hui une petite touche hispanique.

La particularité de ce village ? Ici tout est blanc et bleu ! En vous baladant dans les petites ruelles de l’ancien centre ville colonial vous découvrirez tout le charme de Sidi Ifni et de nombreuses belles portes traditionnelles marocaines.

J’ai aussi apprécié flâner dans son tout petit souk où les locaux étaient ravis de voir de nouveau des touristes 🙂


Tifnit

J’ai fini ce superbe voyage au Maroc dans le petit village de pêcheurs de Tifnit. Un spot prisé ses surfeurs, surement en haute saison car là il n’y avait encore une fois pas grand monde. Mais les vagues étagent bien là !

Un petit moment hors du temps par ici où j’ai juste pris le temps … de ne rien faire !


Voyage dans l’ Anti-Atlas : Quelques conseils

Comment se rendre dans l’ Anti-Atlas ?

La façon la plus simple de se rendre dans l’Anti-Atlas est de prendre un vol en direction d’Agadir. J’ai fait un petit détour pour me rendre aux Gorges de Tislit mais sinon vous pouvez rejoindre directement Tafraout via la nationale 105 et vadrouiller dans les alentours.

Voici une petite carte pour vous aider à situer tous les endroits nommés dans cet article 🙂


Louer une voiture au Maroc

Rien de mieux que de louer une voiture pour pouvoir visiter les merveilles de l’Anti-Atlas en toute liberté. J’ai payé environ 150 euros pour une semaine depuis l’aéroport d’Agadir (via Rentalcars).

Les routes sont très bonnes et la plupart sont goudronnées. La vitesse est souvent limitée à 80 km/h dans tous les endroits que j’ai nommé ici.

Pas de difficulté particulière à souligner, on était souvent seul sur la route !


Voyager au Maroc pendant le Ramadan

A vrai dire je ne me suis pas posée la question avant le départ. Je savais que le voyage tombait en pleine période de Ramadan mais que cela n’allait pas m’empêcher de vadrouiller ni de faire des rencontres.

Alors certes il y a un peu moins de monde dans les rues, pas mal de restaurants et commerces sont fermés ou qui n’ouvrent qu’à la tombée de la nuit mais rien n’empêche de voyager au Maroc pendant cette période.

J’ai même apprécié découvrir ce pays pendant ce moment particulier, c’est assurément un autre rythme de vie pour les habitants, plus tranquille (et éreintant aussi).


L’hospitalité au Maroc

Encore une fois j’ai été conquise par l’accueil chaleureux des marocains. Surtout dans les petits villages de l’Anti-Atlas. Les locaux vous sourient tout le temps, vous aborde avec plein de gentillesse et vous font signe de la main partout et tout le temps en voiture.

En rentrant en France on avait pris le pli et on faisait coucou à tout le monde … mais on n’a pas eu le même accueil 🙂


Et voilà, fin de ce petit reportage où je vous ai légèrement inondé de photos 🙂

En espérant que cet article vous donne envie d’organiser à votre tour un road trip dans cette partie du Maroc !